J'ai participé les 4 et 5 juin dernier à un colloque de " Carrefour Action Municipale et Famille " dont le thème était Une communauté pour tous les âges.
Pour soutenir des actions favorables au développement des familles, encore faut-il mieux les cerner afin de répondre à leurs besoins.
L'État québécois a mis en place des congés parentaux exceptionnels de même que des services de garde afin de faciliter le maintien en emploi des femmes
en âge de procréer. En même temps, on lit dans les journaux que les soins de santé sont loin d'être accessibles pour tous et encore moins pour des aînés
en perte d'autonomie qui peinent à trouver un lieu d'habitation abordable lorsque ces personnes se retrouvent seules, sans ressource.
On sollicite les organismes communautaires et les familles afin de prendre le relais du gouvernement qui n'a pas les moyens de prendre en charge des
programmes qu'il a mis en place au temps de l'état-providence. Pensons au Centres hospitaliers de soins de longue durée qui sont loin de suffire à la tâche.
C'est comme si on choisissait de venir en aide aux jeunes familles quitte à laisser de côté les besoins des baby boomers. Pourtant la vague du vieillissement
accéléré de la population amène le gouvernement à choisir une clientèle au détriment d'une autre. Ce n'est pas pour rien qu'on commence graduellement à discuter
de suicide assisté comme si cette " option " pouvait contribuer à étouffer le problème.
Il vaut mieux être riche, jeune et en santé qu'être un pauvre vieux malade dans notre société québécoise car le filet social intergénérationnel qui est sensé
nous sauver repose uniquement sur nos proches (conjoint, enfant) ou des organismes communautaires qui, avouons-le, ont des moyens très limités pour stimuler
les relations d'entraide entre personnes déjà très âgées.
Non vraiment, j'espère mourir vite plutôt que d'une maladie dégénérative car comme un film nous l'a déjà dit " On achève bien les chevaux " alors pourquoi
l'être humain doit-il souffrir inutilement?
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1 mai 2010 -- Jour de la terre et Gala d'excellence en environnement vont de pair!

Jeudi dernier se tenait à la Maison de la Culture le deuxième Gala d'excellence en environnement de l'Outaouais parrainé par deux organismes
dont c'est le mandat soit le Conseil Régional de l'Environnement et du Développement Durable et Enviro-Éduc-Action. Deux cent cinquante personnes
s'y sont donné rendez-vous afin de célébrer les petits gestes susceptibles de changer notre monde et applaudir les initiatives qui ont eu un impact
positif tant dans le milieu scolaire, au niveau des entreprises ou des institutions qu'à titre personnel sur la qualité de l'environnement de notre région.
Seize finalistes se sont démarqués à partir de 36 candidatures reçues. Notons que trois projets ont été retenus pour le district de Hull-Val-Tétreau :
les deux premiers, dans la catégorie des écoles secondaires mettaient en compétition l'école secondaire de l'Île pour un projet de récupération d'ampoules
électrices brûlées afin de les recycler en ornements de Nöel alors que le Collège St-Joseph a présenté une panoplie de mesures sur la notion d'éco-responsabilité
qui touchent aussi bien la gestion des matières résiduelles, le recyclage et le compostage qu'une campagne de sensibilisation sur le fait de couper le moteur afin
de réduire l'émission de gaz à effet de serre. C'est finalement le Collège St-Joseph qui a remporté le prix. Bravo aux étudiantes, à leurs professeurs et
aux parents qui ont soutenu ce projet depuis déjà deux ans!
Dans la catégorie " groupe de citoyens ou groupe environnemental " l'Association des Résidants de l'Île de Hull présentait son projet de promotion des zones de
verdure par la plantation d'arbres; leur but étant de contrer les îlôts de chaleur et d'augmenter l'oxygénation du centre-ville. Dans la même catégorie, Gestes
théâtre présentait en 2009 une pièce de théâtre intitulée " L'effet réel des polluants sur les animaux imaginaires " et qui met en scène des marionnettes fabriquées
à partir d'objets récupérés réalisées par Diane Bouchard, marionnettiste de Val Tétreau. Les gagnants sont les membres de l'ARIH pour leur projet de plantation d'arbres.
Bravo à tous les bénévoles qui ont participé à ce projet de revitalisation. Celui-ci se poursuit en 2010.
Notons également que le projet de protection de la forêt Boucher initié par mon collègue Alain Riel a obtenu un prix également. De même, la ville de Gatineau
était mise en nomination dans la catégorie " employeur de plus de 75 employés " pour son programme de sensibilisation, d'information et d'éducation aux bonnes
pratiques de la gestion des matières résiduelles mais s'est fait coiffer au poteau par l'entreprise IGA deCotret Brazeau pour un projet qui allie la participation
de personnes atteintes d'une déficience intellectuelle avec la tâche de trier les matières recyclables et nettoyer leurs contenants.
De même la nourriture qui est jugée non-comestible est envoyée à une ferme d'élevage de sangliers permettant la diminution des matières résiduelles et évite le gaspillage.
Pour participer au jardin de l'ARIH , www.jardindehull.ca
Pour devenir membre du CREDDO , www.creddo.ca ou devenir bénévole à Enviro-Éduc-Action, www.enviroeducaction.org
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1 avril 2010 -- Comment rendre nos villes prospères et écoresponsables?

Voilà le défi que toutes les grandes villes ont à affronter pour demeurer compétitives et tirer leur épingle du jeu en attirant une main-d'œuvre
éduquée qui recherche une qualité de vie pour elle-même et pour ses enfants! Le développement durable repose sur trois piliers soit l'environnement
physique de qualité, une économie vibrante et une société où chaque individu peut se réaliser en contribuant au bien-être de ses semblables selon
ses capacités propres et où les relations sociales sont valorisées.
Gatineau va-t-elle dans la bonne direction à cet égard? On peut affirmer sans se tromper qu'un certain nombre d'élus municipaux penchent en faveur
d'un développement plus dense là où les services sont déjà présents et où il est possible de revaloriser des terrains contaminés ou vacants plutôt
que de poursuivre notre fuite en consommant des terrains non-desservis.
Déjà, avec la taxe sur l'essence dédiée aux infrastructures, nous avons fait des progrès en mettant de côté cette somme afin de réhabiliter l'aqueduc
ou l'égout et mettre aux normes nos usines d'eau potable. Mais ce n'est qu'un début timide si nous sommes sérieux dans la prise en compte des coûts
cachés du cycle de vie de nos infrastructures.
Il faut de toute urgence que nous, élus municipaux, puissions expliquer clairement à la population que nous devons surtaxer les développements immobiliers
selon leur consommation énergétique et leur consommation d'espace car dans l'état actuel des choses même une maison unifamiliale d'une valeur d'un demi-million
construite à la limite du périmètre d'urbanisation sur un terrain de plus d'un acre rapporte moins de revenus qu'elle nous en coûte car le maintien des routes
pour permettre le ramassage des matières résiduelles, la desserte d'une caserne d'incendie ou de police à proximité, le service de bibliothèque ou d'une piscine
ou aréna dans un périmètre acceptable ne peut en aucun cas être viable sans compter l'offre de transport en commun qui est impossible avec un nombre si peu
élevé d'habitants à l'hectare.
Il faut au contraire encourager avec des rabais de taxes la construction compacte à haute densité au centre-ville de même que des subventions pour des édifices
LEED et favoriser les déplacements à pied ou à vélo, revenir aux usages mixtes soit le commerce au rez-de-chaussée, les bureaux aux deux étages suivants et
enfin des habitations aux étages supérieurs. Cette façon d'habiter la ville permet des trajets plus courts et donne aux résidants une vue sur la rue propice
au sentiment de sécurité tout en éloignant le bruit qui est source de nuisance.
A contrario, les frais de développement pourraient refléter l'éloignement, le type de construction (l'unifamilial étant le plus onéreux et le logement
collectif le moins taxé), les frais administratifs pour une ouverture de rue pourraient être exhorbitants en banlieue alors que l'insertion d'un bâtiment
sur une rue existante ne comporterait aucun frais. De même, la décontamination d'un terrain industriel pourrait faire l'objet d'un remboursement de la part
de la ville lorsqu'il fait l'objet d'une nouvelle construction.
De même, suite à l'expérience qui a cours depuis sept ans à Londres où un péage est exigé pour chaque automobile qui pénètre au cœur du centre-ville,
les résultats positifs observés sont la réduction de la congestion , on note une baisse de 70000 voitures et, en contrepartie, une hausse de 12% de cyclistes
et de 6% d'usagers du transport en commun. Les revenus du péage pour l'année financière 2007-2008 ont rapporté plusieurs millions de livres sterling à la ville de Londres.
Une autre possibilité consiste à hausser le coût du stationnement de façon significative afin d'encourager le transport actif et le transport en commun, réduire
les gaz à effet de serre et limiter le besoin en terrain pour cet usage. Une autre façon consiste à favoriser le partage de voitures afin de réduire l'espace
consacré à cette fin au centre-ville tout en augmentant les espaces verts ou les places publiques du même coup.
Pour changer le comportement des citoyens, la meilleure méthode réside dans l'augmentation des amendes lorsque ceux-ci contreviennent aux règlements édictés
par la ville soit au chapitre de la vitesse sur les routes, le dépôt de neige dans la rue, l'arrosage de l'entrée charretière avec de l'eau potable,
la circulation dans les voies réservées au transport en commun, etc.
Bref, il faut vraiment faire face aux coûts réels que le développement de nouveaux secteurs amène et forcer les consommateurs à payer pour les services
utilisés que ce soit l'eau, les routes, la localisation des habitations sur le territoire et le type de logement choisi. C'est la direction que nous devons
prendre sous peine de ne pouvoir soutenir cette prospérité que nous recherchons tous pour l'avenir.
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8 mars 2010 -- Facebook, un outil du XXIième siècle pour communiquer!

Étant de la génération des baby-boomers, je ne me considère pas comme une adepte de la technologie car j'ai appris à écrire en lettres attachées.
Mes enfants ont appris en formant des lettres carrées proches des caractères imprimés. Mes petits-enfants vont sûrement apprendre en tapant ces
caractères sur leur portable. Voilà un exemple des changements accélérés auxquels nous devons nous adapter pour continuer à exister parmi nos
semblables surtout que l'espérance de vie s'allonge. Nous devons choisir consciemment de changer pour ne pas devenir obsolète.
Pour rester en contact avec nos proches ou des connaissances, internet est devenu le focus incontournable de l'instantanéité. Il y a une dizaine
d'années, j'ai appris à me servir de mon ordinateur parce que ma fille a séjourné plusieurs mois à Barcelone, puis, ensuite, au Costa Rica.
Pour ne pas perdre le fil que me relie à elle, j'ai fait l'effort, à ce moment-là d'apprendre à envoyer des courriels. Aujourd'hui, en m'inscrivant
sur Facebook, c'est le même désir de communiquer qui me pousse à essayer de vous joindre, là où vous êtes, c'est-à-dire sur la Toile afin d'entre
en relation avec vous et vous présenter qui je suis et pourquoi je fais de la politique. Du choc des idées naît la lumière selon un philosophe
dont je ne me rappelle plus le nom. Alors discutons. Les nouveaux medias sociaux sont là pour ça!
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26 février 2010 -- Comment faire de nos villes des communautés durables?
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Du 10 au 12 février dernier, j'ai participé à un colloque de la Fédération Canadienne des Municipalités à Ottawa qui avait pour
objectif d'outiller les élus et fonctionnaires municipaux sur ce qu'est le développement durable et comment y contribuer.
Pour ce faire, nous avons eu des présentateurs remarquables sur les effets de la mondialisation qui nous ont fait réfléchir sur les conséquences
des changements climatiques.
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Monsieur Steven Guilbault, fondateur d'Équiterre nous a démontré que l'augmentation des températures de plus de 2
degrés Celsius au cours des vingt prochaines années n'est plus un scénario issu des films "catastrophe" mais que c'est une probabilité de plus en
plus confirmée par des modèles informatiques qui ont analysé la courbe ascendante des cinquante dernières années pour prédire le futur.
De son côté, Monsieur Lester Brown, philosophe américain, fondateur du Earth Policy Institute, nous a entretenus sur les conséquences des changements
climatiques au plan de la sécurité alimentaire, sur les types d'énergies que nous utiliserons dans l'avenir et sur l'instabilité politique qui en découlera.
Ainsi la fonte accélérée des glaces des océans Arctique et Antarctique aurait pour résultat de hausser de près d'un mètre le niveau de la mer et faire
des deltas de plusieurs pays d'Asie des endroits submergés et comme les deux tiers de la production mondiale du riz se fait actuellement dans ces deltas,
la conséquence serait un déplacement massif de centaines de millions de population mais aussi la famine pour une grande partie du monde. À son tour,
cette rareté de nourriture amènerait une hausse des prix des aliments condamnant une grande partie du monde à mourir de faim car n'ayant pas les moyens de payer.
Comme si ce n'était pas assez, la fonte des glaciers, par exemple dans l'Himalaya, va amener l'assèchement des fleuves pendant la saison sèche ce qui encore
une fois va mettre de la pression sur la production alimentaire car, sans eau, il sera impossible de cultiver plus d'une récolte par année alors qu'actuellement
on réussit à en faire jusqu'à trois récoltes en Asie et en Inde.
De la même façon, à cause du déclin des gisements d'énergie fossile, on se tourne vers l'éthanol (fait à partir du maïs) ce qui amène une compétition pour l'utilisation
des sols soit pour produire de l'énergie renouvelable (éthanol) soit pour nourrir les êtres humains.
Avec un prêt de 800 milliards de dollars de la Chine aux Etats-Unis, et avec une population d'un milliard trois cent millions d'habitants, la Chine peut forcer
les américains à vendre leur production de grains aux Chinois. Lorsque les états peinent à nourrir leurs citoyens, s'ensuivent des phénomènes tel que des actes
terroristes, (piratage de bateaux près de la Somalie, émeutes pour la distribution de nourriture après le séisme en Haïti) qui affaiblissent le rôle des états.
Pour éviter le chaos, nous devons réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 80% d'ici 2020. Quelques exemples présentés par Lester Brown : la ville de Los Angeles a remplacé
tous ses lampadaires par des DEL. Cet investissement va être amorti sur sept ans après quoi Los Angeles va économiser treize millions par an suite à cette transformation. Un consortium
européen envisage d'utiliser l'énergie solaire abondante de l'Afrique du Nord et de passer un cable sous la Méditerranée afin d'alimenter l'Europe en électricité. Pour le transport,
on sait que le moteur électrique est trois fois plus performant que le moteur à combustion. Cette technologie existe déjà; il suffit de l'utiliser. Mais le temps presse et il faut mobiliser
nos citoyens avant qu'il ne soit trop tard.
À l'échelle de la ville de Gatineau, il m'apparaît primordial de conserver notre territoire agricole à la lumière des tendances présentées par les spécialistes car
l'enjeu principal de l'avenir consistera à être autosuffisant en production alimentaire pour réussir à nourrir notre population sans devoir parcourir des milliers de kilomètres
pour s'en procurer de même qu'il faut réduire et protéger l'eau des rivières de notre territoire car le droit de l'eau pourrait être considéré comme un droit fondamental pour tous
les êtres humains et forcerait le Canada à partager cette ressource extrêmement précieuse pour le maintien de la vie avec les peuples qui auront soif…
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31 janvier 2010 -- Les intérêts de la population versus les besoins de la ville
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N'importe quel élu municipal vous le dira : il existe deux facettes incontournables à la fonction politique; la première consiste à représenter
les intérêts de la population qui a voté pour vous et la seconde fait de vous un législateur qui doit prendre en compte les besoins de toute la ville et non pas seulement
d'un district électoral.
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Il arrive assez souvent que ces fonctions s'opposent mutuellement. Autrement dit, l'élu devra choisir son camp qu'il le veuille ou non entre le particulier et le général.
Cette dichotomie trouve tout son sens lorsque l'élue, en l'occurrence moi-même, représente un quartier central dont les caractéristiques sont diamétralement opposées
à celles de l'ensemble des élus qui composent le Conseil de Gatineau. Parce que le centre-ville recoupe à la fois les fonctions résidentielle, commerciale, administrative,
touristique et même industrielle (pensons à l'usine Kruger) de même que la circulation de transit associée à ces multiples vocations, ses besoins sont singuliers à bien
des égards et ont peu d'écho auprès des collègues autour de la table qui défendent des secteurs beaucoup plus homogènes s'apparentant à une banlieue mature ou une banlieue en devenir.
Dans ces conditions, il n'est pas surprenant que mon discours détonne parfois par rapport à celui des autres membres du Conseil car il est ancré dans une réalité fort différente.
Par exemple, la majorité du Conseil conçoit que le stationnement sur rue ne représente pas une problématique digne d'intérêt. Tout dernièrement, au moment de la construction du
centre sportif dans le secteur de Place de la Cité, le manque flagrant d'espaces a fait les manchettes lorsque la Société de Transport de l'Outaouais a indiqué que sa station
Rapibus ne bénéficierait pas d'un parc-o-bus à proximité. Je soupçonne que dès l'ouverture du centre sportif, les conseillers vont exiger que le stationnement sur rue devienne
prioritaire parce qu'il va toucher les citoyens qui tentent d'y avoir accès en voiture et qu'ils ne trouveront pas de place où se garer.
Remarquez que dans plusieurs cas, ce qui semble acceptable dans le Vieux-Hull devient intolérable lorsque qu'il fait son apparition dans d'autres secteurs. On fait comme si
c'était normal d'envahir les rues locales de 7h du matin à minuit sans plus de cérémonie comme si la population locale n'avait rien à dire. Or, si notre objectif consiste à
densifier le centre-ville, il faudra sans contexte trouver des arrangements bénéfiques pour les personnes qui choisissent d'habiter au cœur de la ville et que celles-ci
soient " avantagées " à plusieurs égards pour les conforter dans leur choix plutôt que les décourager.
Pour changer la donne, il serait judicieux d'amender la loi électorale de telle sorte que les conseillers municipaux représentent l'ensemble de la municipalité plutôt
qu'un district en particulier. De cette manière, les enjeux prioritaires seraient mieux appuyés par les membres du Conseil. Cette façon de faire existe déjà en Colombie-Britannique
et personne ne semble s'en plaindre. De plus, on pourrait réduire le nombre d'élus afin de faciliter la prise de décision à la table du Conseil valorisant ainsi le rôle de l'élu en
lui donnant des moyens techniques d'accomplir son travail.
Saviez-vous qu'à la ville d'Ottawa, l'élu représente autour de 60000 électeurs alors qu'à Gatineau, c'est en moyenne 9500? Parallèlement à ce constat, l'élu ottavien jouit d'un
bureau de recherche et de support clérical ( au moins 3 personnes à son service) alors qu'à Gatineau nous avons droit à quatre adjointes administratives pour un total de 18 élus?
Poser la question, c'est y répondre… Qu'en pensez-vous?
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1 janvier 2010 -- Que nous réserve 2010 à Gatineau?

L'un des grands dossiers qui retiendra notre attention en 2010 est celui de l'aréna Robert-Guertin; après un faux départ pour la réalisation d'un partenariat privé-public,
nous allons tenter de revoir le projet dans son ensemble afin d'obtenir le résultat attendu soit un aréna doublé d'une salle de spectacles d'une capacité de 5000 places.
La ville a déjà quatorze millions en banque mais il faudra sécuriser le financement d'un autre vingt à vingt-cinq millions pour réaliser cette infrastructure.
Pour y arriver, soit nous puisons dans les programmes des gouvernements fédéral et provincial ( un tiers chacun) ou soit nous réalisons un montage financier avec un
organisme sans but lucratif tel que le gouvernement vient d'annoncer à la polyvalente Nicolas-Gatineau avec un deux glaces et terrain de soccer synthétique. Ce serait
tout un exploit d'obtenir coup sur coup deux projets d'une telle envergure pour la même ville. Bien que Gatineau soit une des villes en forte croissance, nous n'avons
pas l'habitude de bénéficier des largesses de la province de Québec à notre endroit.
2010 sera aussi la finale des Jeux du Québec entre le 29 juillet et le 6 août prochain ici même et ce sera une occasion pour les gatinois et les gatinoises de s'impliquer
à titre de bénévole pour faire de cet événement une grande fête de la culture et du sport! Soyons fiers d'accueillir l'ensemble des régions du Québec chez nous en Outaouais
pour démontrer notre savoir faire et vendre les attraits de notre coin de pays.
En ce qui a trait au centre-ville, il faudra surveiller la suite des appels d'offres du gouvernement fédéral pour la construction d'édifices à bureaux car la mise en œuvre
des recommandations du programme particulier d'urbanisme centre-ville repose essentiellement sur de nouvelles sources de financement soit des en-lieux de taxes générées par ces nouvelles constructions.
Les travaux d'infrastructures (aqueduc, égout et asphaltage) continueront de plus belle en 2010 car non seulement poursuivrons-nous les travaux entrepris depuis deux ans
sur la rue Carillon pour étendre ceux-ci aux rues Gagnon, Pilon et Morin afin de séparer l'égout pluvial de l'égout sanitaire mais nous allons aussi revoir la configuration
de la rue Montcalm suite à la consultation qui s'est tenue en décembre 2009 et pour laquelle nous devrions avoir le rapport au plus tard en février prochain. Ceci nous permettra
de réaliser les devis au printemps et de faire les travaux à l'automne 2010.
Un autre dossier devrait retenir notre attention en 2010 : il s'agit d'une analyse exhaustive des espaces de stationnement et des recommandations qui en découleront.
Dans ce contexte, rappelons que les efforts de la ville pour contrer le stationnement illégal au centre-ville au cours des années passées n'ont pas donné les résultats escomptés
en plus d'irriter la population qui s'adonne à ce commerce qui, tout à coup, se voyait remettre des amendes salées afin de stopper cette pratique.
Or, pour maximiser les espaces disponibles de stationnement au centre-ville tout en favorisant la construction de terrains vacants qui sont actuellement monopolisés par
le stationnement d'autos, il suffirait de surtaxer ces espaces au profit de la ville de telle sorte qu'il soit économiquement plus avantageux d'y construire un édifice
d'habitation avec stationnement souterrain.
J'ai bien hâte de prendre connaissance du rapport pour voir si ma lecture de la situation va dans le même sens que les recommandations des spécialistes du domaine car
le statu quo ne peut continuer au prix d'une dévitalisation encore plus grande du centre-ville si rien n'est fait. De même, plutôt que de punir les résidants qui " louent "
leurs espaces de stationnements, il serait préférable de leur permettre cette utilisation afin de reconnaître la plus-value de leur terrain et leur donner un incitatif pour vivre au cœur
en autant que leur propriété soit bien entretenue et que le ratio d'aire d'agrément soit respecté.
Enfin, des pourparlers sur la localisation d'une nouvelle bibliothèque au centre-ville et sa contrepartie soit la fermeture de succursales ailleurs (notamment celle de
la Maison du Citoyen, la succursale Lucien-Lalonde de même qu'Aurélien-Doucet dans le Mont-Bleu) feront certainement beaucoup jaser en 2010. En effet, le rapport sur
l'état de nos bibliothèques qui date déjà de 2007, présentait un tel scénario autant pour le secteur Hull que celui de Gatineau pour consolider les services actuels et
bonifier l'offre technique spécialisée propre à la bibliothèque du vingt-et-unième siècle. Parce que nos ressources sont limitées, nous ne pouvons continuer à maintenir
une multitude de points de service tout en offrant des services pointus de qualité au sein d'une grande bibliothèque. Nous aurons à choisir la philosophie selon laquelle
nous voulons rendre la culture disponible à l'ensemble de notre population et celle-ci aura son mot à dire sur la manière la plus efficiente pour ce faire. En l'absence
d'un choix clair pour la prestation de service, le Conseil devra peut-être se tourner vers une taxe dédiée tel que cela a été fait pour se doter d'infrastructures sportives
de calibre supérieur comme le Centre sportif et les piscines de Buckingham et Aylmer…
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