Denise Laferrière

24 janvier 2017
Compte-rendu - rencontre citoyenne 16 novembre 2016

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26 mai 2017 - Le projet de loi privée 227

Mise en contexte

Je publie intégralement le discours que j’ai prononcé à Québec, en commission parlementaire sur le projet de loi privée 227 le 7 juin dernier afin de manifester mon opposition à celui-ci tout comme trois de mes collègues qui y ont également participé soit Louise Boudrias, Sylvie Goneau et Denis Tassé. La loi a été sanctionnée le 14 juin 2017 par l’Assemblée Nationale à l’unanimité.

C’est à n’y rien comprendre car nous ne saurons jamais si nous avons payé le juste prix pour le service rendu par Vision Multisport Outaouais. D’ailleurs, d’autres organisations (Association de la Construction du Québec et le syndicat des cols bleu de la ville de Gatineau) ont soulevé des interrogationssur la nouvelle façon de faire quant aux possibilités de collusion des donneurs d’ouvrage (les amis de mes amis sont favorisés dans l’attribution des contrats); de même, le syndicat déplore la perte d’une cinquantaine d’emplois syndiqués permanents et son remplacement par une main d’œuvre « bon marché » et donc, une perte d’expertise dans le domaine dans le milieu municipal.

Projet de loi privé

Dans la presse de samedi 3 juin, page A-5, on titrait que le ministre Heurtel avait donné un contrat de 100 000 $ de gré à gré plutôt que par appel d’offres, ce qui semblait causer tout un émoi au journaliste.

Si on fait tout un plat pour un montant de 100 000 $ attribué de gré à gré à un ancien collègue de classe du ministre Heurtel, il faut se poser la question pour le choix d’un OBNL pour la construction d’un aréna de 4 000 places et de trois glaces communautaires sans aller en appel d’offres et je vous explique :

Il n’y a pas eu d’appel d’intérêt de la part de la Ville. C’est le comité des partenaires formé de la députée de Hull, Mme Maryse Gaudreault, de M. Norman MacMillan, gouverneur des Olympiques de Gatineau, M. Maxime Tremblay, conseiller municipal à la Ville de Gatineau, qui ont sollicité (de leur propre initiative) des propositions à deux entités « privées » soit VMSO et l’OBNL crée par les Sénateurs d’Ottawa. Curieusement, lorsque les deux propositions ont été présentées à huis clos aux membres du conseil, elles ne reposaient par sur les mêmes bases et, forcément, étaient pour le moins difficiles à comparer.

Il serait judicieux que la commission parlementaire qui doit examiner le projet de loi privée ait accès à ce document confidentiel (proposition des Sénateurs) pour démontrer l’état embryonnaire du partenariat proposé par l’un et par l’autre. Rappelons que tout était ouvert : le site, le nombre de glaces, le niveau de financement, le stationnement inclus et exclus, le centre événementiel ou non, etc.

Alors, lorsqu’on parle d’un processus transparent alors que le huis clos a été la règle dans le choix de VMSO, j’en doute. Le projet de loi privé demandé par la Ville de Gatineau permet de faire indirectement ce que le gouvernement provincial et les gouvernements municipaux n’ont actuellement pas le droit de faire soit de procéder de gré à gré plutôt que d’aller en appel d’offres. On vient à peine de se remettre des conséquences négatives de la Commission Charbonneau sur le cynisme et le désabusement du public face aux instances politiques.

Sommes-nous prêts à faire preuve d’angélisme envers le milieu municipal sous prétexte que c’est un gouvernement de proximité et que seul, l’intérêt public prévaudra si on accorde toute la latitude souhaitée aux politiciens derrière des portes closes? On dit que l’occasion fait le larron et c’est ce que la Commission Charbonneau nous a démontré. Les appels d’offres publics ou du moins des appels d’intérêt bien documentés sont le rempart de l’équité entre fournisseurs de biens et de services dans une ville comme Gatineau. Nous vous demandons de maintenir ce garde-fou pour l’avenir.

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20 avril 2017 - La politique internationale aujourd'hui :
Peu de motifs de réjouissance!

Pour les observateurs de la scène internationale, il appert que l'instabilité sera le modus vivendi des années à venir alors que les tendances au repli sur soi et à la dictature prennent le pas sur la démocratie et l'ouverture interculturelle.

On a qu'à penser à la horde de réfugiés économiques qui tentent désespérément de se faire une place au soleil auprès de la communauté européenne qui, selon eux, représente un eldorado auquel ils aspirent souvent en tentant de traverser la Méditerrannée sur des bateaux de fortune au péril de leur vie. Car enfin ce n'est pas une figure de style quand on sait que plus de quatre mille migrants se sont noyés en essayant de joindre l'Italie depuis le début de 2017. Que dire aussi du référendum du président de la Turquie, Erdogan qui a divisé son pays suite au référendum qu'il a gagné avec 51,4%. On peut se demander si en emprisonnant des centaines de milliers de fonctionnaires qui avaient une opinion contraire à la sienne depuis plus d'un an de même qu'en bombardant la minorité kurde à l'est de son territoire, il a pu par des actes violents remporter une courte majorité afin de rester seul maître à bord jusqu'en 2029 avec les pleins pouvoirs de gouverner à sa guise sans opposition officielle, sans passer par un Parlement.

Pourtant, la Turquie avait une longue tradition de séparation entre la religion et l'état et était considérée comme un exemple démocratique servant de modèle aux peuples du Moyen-Orient. Que s'est-il passé pour que ce peuple devienne une poudrière et que ses habitants penchent vers la violence en moins d'une décennie? D'abord, le conflit en Syrie a mis une pression très forte sur la Turquie comme lieu de passage terrestre entre les populations touchées par cette guerre et voulant fuir la zone de conflit et ensuite, une fois déplacées, elles cherchaient à rejoindre l'Europe afin de se construire une nouvelle vie.

Erdogan en a profité en soufflant le chaud et le froid , menaçant l'Europe de laisser les migrants sortir de Turquie s'il n'obtenait pas les ressources financières nécessaires pour les garder en sol turc ou encore s'associant à Vladimir Poutine pour narguer l'Occident sur sa loyauté probable envers son grand frère russe si la situation le commandait.

L'Europe, quant à elle est très fragile suite au succès du Brexit en Grande-Bretagne. Encore une fois, même si Theresa May, chef du parti conservateur, avait promis de ne pas déclencher d'élection avant 2020, voilà qu'elle fait volte-face afin d'obtenir un mandat clair pour négocier sa sortie de l'union européenne mais plus prosaïquement, elle désire consolider son leadership au sein de son parti. Une autre promesse brisée.

Dimanche, c'est le premier tour des présidentielles en France; rarement, a-t-on vu une aussi grande disparité dans les discours. Avec 9 candidats dont deux qui sont devant la justice pour avoir fraudé le système en embauchant des membres de leur famille pour accaparer des salaires fictifs (François Fillon) ou en falsifiant des notes comptables pour faire profiter son parti d'extrême droite des émoluments dédiés à servir les membres du parlement européen (Marine Le Pen), tous les repères habituels de la classe politique française ne tiennent plus. Cette élection peut faire basculer le pouvoir d'un extrême à l'autre. L'issue de ce scrutin pourrait avoir des conséquences néfastes sur la stabilité de l'Europe car dans l'éventualité où Marine Le Pen devenait présidente de France, il faudrait s'attendre au retrait de celle-ci de l'union européenne.

Et encore, je refuse de vous parler des dernières frasques de Donald Trump face à Pyongiyang de Corée du Nord.

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20 février 2017 - Go west, young man!

Les résultats du recensement 2016 au Canada sont sortis cette semaine et plusieurs faits saillants méritent qu'on s'y attarde. Commençons par les bonnes nouvelles. Notre pays continue de progresser : en effet, nous comptons plus de 35 millions d'habitants et les 2/3 de cette hausse est dû à l'immigration. C'est dire que notre politique d'accueil porte fruit et que celle-ci permettra à moyen terme au Canada de tirer son épingle du jeu au chapitre de la main-d'œuvre afin de maintenir notre capacité de produire biens et services et ainsi maintenir notre qualité de vie dans le futur.

Au plan géographique, on dénote que la population tend de plus en plus à se déplacer de l'est vers l'ouest et les plus fortes progressions sont en Alberta avec la ville de Calgary qui dame le pion à l'agglomération de Gatineau-Ottawa pour la quatrième plus grande concentration de population et notre région de la capitale nationale risque de glisser du cinquième au sixième rang en 2020 puisque la ville d'Edmonton nous talonne avec quelques vingt mille habitants en moins en 2016.

Un autre point à observer, selon Alain Martel, porte-parole de Statistique Canada " c'est que, globalement, les municipalités situées aux périphéries des régions métropolitaines de recensement (RMR) connaissent de forts taux de croissance ". Ceci est vrai aussi bien dans la RMR de Montréal ou l'Île de Montréal voit une augmentation de 55000 habitants alors que cette hausse double en périphérie. On constate la même tendance dans la RMR de Québec.

De même alors que la ville de Gatineau a augmenté de 4,1% le nombre de ses habitants en 2016 alors qu'en 2011, le taux de croissance s'élevait à plus de 9%, on remarque qu'en périphérie, Lochaber-Partie-Ouest a une hausse de 32,5%, Thurso jouit d'une poussée de sa population de 14,8% et Val-des-Monts obtient 11,2% de croissance. Non seulement l'étalement urbain se poursuit-il mais il s'accélère à vitesse grand V. Ce constat est loin d'être une bonne nouvelle car la consommation des énergies fossiles bon marché ont des conséquences négatives pour la production de gaz à effet de serre et sur le gaspillage des ressources, notamment celles des terres agricoles qui sont grugées par la construction domiciliaire.

Enfin, un dernier point préoccupant surtout pour le Québec : c'est que son poids démographique ne cesse de se réduire comme peau de chagrin de telle sorte que le Québec, au début de la Confédération, était l'égal à 50% de la population anglophone du Canada. Maintenant, le Québec ne représente plus que 23,2 % des 35 millions de canadiens. Par ailleurs, la population anglophone de souche à Montréal réduit d'autant le fait français de même que le nombre élevé de personnes parlant plusieurs langues ou qui minimalement sont déjà bilingues, toujours à Montréal, ville ouverte par excellence!

À mon avis, pour contrer ce déclin potentiel du français au Canada, le Québec devra, dans les années à venir, prendre son bâton de pèlerin afin de convaincre les minorités francophones de partout au pays de s'allier à la cause des droits linguistiques et du statut des deux langues officielles pour faire entendre leur voix face à l'hégémonie de l'anglais en Amérique du Nord.

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6 janvier 2017 - Ottawa, ville bilingue : assurément!

Patrice Roy, au cours d'une entrevue de fin d'année avec le Premier Ministre du Canada, Justin Trudeau, a posé la question suivante : croyez-vous qu'Ottawa comme capitale du Canada devrait être bilingue? Ce à quoi Monsieur Trudeau a répondu par une pirouette verbale en suggérant que Gatineau devrait avoir un statut de ville bilingue puisqu'elle fait partie de la région de la capitale nationale. Or, Justin Trudeau a démontré son manque de sensibilité envers la dualité linguistique au Canada et le statut précaire de la langue française aux portes du Parlement qui exige que seul le français ait droit de cité à Gatineau.

En effet, la province de Québec est la seule législation unilingue française au Canada alors que le Nouveau-Brunswick est la seule avec un statut officiellement bilingue. Le reste du pays se déclare anglophone comme l'ensemble des États-Unis. Sachant que le Canada résulte d'un mariage de raison entre les deux peuples fondateurs et que cette association avait aussi pour but de repousser toute invasion de son puissant voisin au sud et donc, de favoriser l'autonomie de la colonie britannique face aux velléités d'expansion possible vers le nord des USA, il est étonnant que le sujet de la langue soit traité de façon cavalière par notre actuel premier ministre . On se souviendra qu'à la fin des années soixante, le rapport de la commission Laurendeau-Dunton sur le bilinguisme au Canada avait dénoncé le peu de place fait au français dans l'ensemble des provinces ayant une minorité francophone significative et que si rien n'était fait, l'assimilation des francophones serait réalisée à coup sûr à moyen terme. Pour répondre à ces critiques formulées par la commission sur le bilinguisme, Pierre Elliott Trudeau a fait voter la loi sur les langues officielles ce qui a permis au Canada de maintenir la dualité linguistique propre au peuple canadien jusqu'à ce jour.

C'est la ville d'Ottawa qui fut choisie par la reine Victoria comme capitale du Dominion et ce statut doit refléter les caractéristiques du pays pour bien définir son essence. Selon moi, l'histoire de la colonisation du Canada représente bien les racines française et anglaise de son développement et sa capitale devrait y faire écho et en faire la promotion. Ce serait un signe de respect et d'unité entre la culture française et anglaise. Aujourd'hui avec l'apport de vagues successives d'immigrants au Canada, si on n'y fait pas attention, l'origine de la création du Canada risque d'être oubliée par ceux qui nous suivront faute d'utiliser la langue minoritaire dans la vie quotidienne. C'est un devoir de mémoire pour tous les francophiles du pays, surtout pour ceux qui habitent sa capitale.

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8 novembre 2016 - Rencontre citoyenne

En vue de la rencontre citoyenne prévue le 16 novembre prochain à 18h30 au 39 rue Leduc, je vous présente des propositions qui engagent soit le total de la somme disponible soit 300000$ ou seulement une portion de cette somme.

Si vous le souhaitez, vous pouvez, à titre de citoyen résidant du district Hull-Wright, proposer un projet de votre cru afin qu'il soit considéré également dans l'analyse des possibilités.

Notez que suite à la rencontre citoyenne, je prévois faire un sondage afin que les citoyens qui n'ont pas pu se déplacer le 16 novembre, puissent participer au dialogue sur les différents projets et marquer leur préférence.

Voir Power Point pour plus d'information
Rencontre citoyenne District de Hull

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8 octobre 2016 - La demeure des Olympiques de Gatineau

Aujourd'hui, le conseil municipal doit décider du site choisi pour accueillir la demeure des Olympiques de Gatineau : deux sites ont été retenus et lorsqu'on compare le site actuel avec celui de la Place de la Cité, les deux se valent, l'un comme l'autre.

Donc, en bout de piste et pour faire un mauvais jeu de mots, c'est dans l'arène politique que les arguments des uns ou le verbe acéré des autres amènera une première décision : le choix d'un site.

Avons-nous en mains toutes les informations pertinentes pour expliquer notre prise de décisions aux yeux des citoyens qui cherchent à comprendre ce qui motive notre décision? La réponse est non. Non parce qu'une grande partie des arguments que nous pourrions offrir relèvent du huis clos et donc, par nature et parce que chacun de nous a fait le serment de ne pas divulguer ce qui se dit en huis clos, nous devons nous taire.

Cette tactique ne permet pas de relever les incohérences ou le manque de clarté des deux propositions sur la table, car elles sont incomplètes et ne reposent pas sur des prévisions budgétaires solides ou encore sur un " véhicule légal " comme Monsieur le Maire l'a mentionné qui ait fait ses preuves pour ficeler le tout.

Aussi bien-dire qu'on fait un acte de foi dans la manière dont se déroulera la suite, car on jongle avec des concepts qui se modifient sans cesse dans le temps alors qu'il est impossible de comparer un modèle à un autre et savoir si oui ou non la Ville fait une bonne affaire ou non.

Une chose est certaine : ce n'est pas en retirant la seule infrastructure régionale en sports de glace du centre-ville qu'on va attirer des résidants pour y habiter et qu'on va rehausser la fierté et le sens identitaire des gens qui vivent dans le secteur de Hull.

Monsieur le Maire, lors de la campagne électorale de 2013, vous avez martelé que la revitalisation du centre-ville était votre priorité, pourtant quand vient le temps de défendre la primauté du centre-ville pour assurer le plein potentiel de développement de la 4e grande ville du Québec, Gatineau, je me sens souvent bien seule pour vanter les atouts et les beautés des paysages du vieux Hull.

Voyez-vous, Monsieur le Maire, vous vous gargarisez du mot
« transparence » à qui mieux mieux, mais après toutes les années perdues à dire en public pourquoi le centre multifonctionnel était trop cher à construire, après avoir dépensé plus de six millions en plans et devis et réparations urgentes dues aux changements de concepts et retard, il m'apparaît surprenant qu'on demande au conseil municipal de se mettre « le bras dans le tordeur » pour le choix du site alors qu'on ne peut expliquer à la population les tenants et aboutissants liés à ce choix.

Parce que le processus manque de transparence et parce que la décision qui sera prise mettra de l'huile sur le feu entre les secteurs de la Ville, plutôt que d'être rassembleur pour l'ensemble des citoyens, je vais voter contre la recommandation de services de choisir le site de la Place de la Cité.

Non seulement ce transfert affaiblit la notoriété du centre-ville en le privant d'une infrastructure régionale, mais il augmente d'autant la concentration d'infrastructures culturelles et sportives au cœur de la Place de la Cité. Clairement, on propose de déshabiller Pierre pour habiller Paul sans offrir un espoir quelconque aux résidants du centre-ville. À mes yeux, c'est inacceptable.

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4 septembre 2016 - Jeux Olympiques d'été de Rio de Janeiro :
Leçons apprises.

Bien qu'il reste encore à apprécier le déroulement des jeux paralympiques du 7 au 18 septembre à Rio, force est de constater que le Brésil a démontré la capacité d'un pays de l'hémisphère sud à réaliser un événement sportif international avec des moyens modestes et ce, en pleine crise politique liée à la destitution de Dilma Roussef.

En soi, le spectacle d'ouverture très festif a misé sur la créativité du peuple brésilien et mis en scène l'histoire du pays ainsi que son incroyable diversité. Le Brésil peut se targuer d'avoir conçu les installations olympiques en fonction de leur utilisation future après les jeux pour en minimiser les coûts et servir d'héritage à sa population. Ainsi on va convertir un immense stade en quatre écoles primaires situées sur le même terrain et en recyclant les structures d'acier ainsi que les escaliers préfabriqués pour les jeux. De même les infrastructures routières par le biais de voies réservées ou encore le tout nouveau métro facilitera les déplacements en transport en commun au cœur de la ville pour plusieurs décennies à venir.

Ces jeux ont propulsé plusieurs inconnus sur le devant de la scène dont la canadienne Pénélope Oleksiak âgée seulement de 16 ans au faîte de la natation ou André de Grasse, en athlétisme. Autant le Canada a bien performé dans certains sports d'équipe comme le rugby, le soccer et même en volleyball masculin, autant nous avons été déçus en judo, en boxe et en aviron où nous avons, au cours de ces jeux, dégringolé au classement mondial faute de médaille.

Cependant, il faut lever notre chapeau aux stratèges canadiens qui ont ciblé certains sports où nos chances de médailles étaient meilleures avec le programme " À nous, le podium! " particulièrement avec les équipes féminines de soccer et rugby à 7 de même que l'équipe féminine de natation. Rappelons d'ailleurs que 16 des 22 médailles remportées par le Canada l'ont été par des femmes. Comment expliquer cette situation? D'abord, notre pays est reconnu pour l'équité des genres dans le financement des athlètes, hommes ou femmes. Or, les femmes ont moins de possibilités de se faire valoir en sport professionnel que les hommes en dehors des jeux olympiques; c'est pourquoi elles étaient surreprésentées dans la délégation du Canada à Rio et elles ont réussi à tirer leur épingle du jeu mieux que les athlètes masculins canadiens. Il faut aussi noter que certains pays où le rôle des femmes a peu évolué au cours des derniers cinquante ans présentaient uniquement des délégués masculins; la conséquence fait en sorte que nos athlètes féminines avaient mathématiquement plus de chances de remporter une médaille car le groupe de compétitrices était beaucoup plus restreint. On peut donc dire que le Canada a joué intelligemment ses cartes afin de mettre de l'avant les valeurs de notre pays soit la diversité culturelle, la coopération et l'équité entre les hommes et les femmes.

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8 juillet 2016 - Le Canada : l'analogie de la courtepointe

Depuis le retour au pouvoir du parti libéral fédéral en octobre 2015, on sent que l'ère Harper est bel et bien terminée et que le nouveau gouvernement fait tout ce qu'il peut pour rayer de la carte les réalisations du parti conservateur aidé en cela par la Cour Suprême qui a déclaré ultra virès la majorité des lois votées par l'ancien gouvernement afin de durcir le système de justice. De la même façon qu'Harper voulait restreindre la venue des mexicains en sol canadien en leur imposant un visa, ou de faciliter l'expulsion d'immigrants sans qu'ils ne disposent d'un appel suite à un jugement d'un tribunal de l'immigration, le gouvernement de Justin Trudeau va complètement dans la direction opposée : promesse de libéralisation de la marijuanna au cours de son mandat, levée de la demande de visa pour les visiteurs mexicains, ouverture de nos frontières aux syriens maintenant apatrides et accueil de 25000 d'entre eux au Canada.

Le contraste est frappant entre les visions opposées de nos chefs de gouvernement. On assiste actuellement à un changement de garde générationnel qui met l'emphase sur l'ouverture aux différences, sur la richesse de cette diversité dans notre société canadienne pour trouver des solutions novatrices aux défis énormes auxquels nous sommes confrontés. Au premier chef, le vieillissement de notre population, le manque de main-d'œuvre qualifiée pour créer de la richesse et maintenir la vitalité d'un pays du G-8 tout en faisant face aux nombreux défis des changements climatiques. Le gouvernement Trudeau fait le pari qu'il vaut mieux embrasser le changement même si cela nous rend inconfortable de choisir l'inconnu plutôt que de répéter des comportements défensifs qui engendrent rigidité et tribalisme. Géographiquement parlant, le Canada est le 2e pays en termes de superficie mais il est aussi un des moins peuplés de la terre. Afin de maintenir notre niveau de vie, nous devons compter sur l'immigration et dans un contexte de mondialisation et de circulation des idées et du commerce, la diversité des pays de provenance de nos immigrants est le gage d'une cohésion sociale sans pareille pour nous projeter dans l'avenir.

Qui n'a pas déjà entendu l'expression : " If you can't beat them, join them! " et bien c'est exactement la philosophie du gouvernement libéral fédéral actuel lorsqu'il ouvre nos frontières aux nombreux déplacés de guerres civiles pour leur offrir un nouveau départ où tout devient possible pour eux. Alors qu'Harper voyait des terroristes potentiels dans chaque demandeur d'asile, Trudeau y voit une chance d'enrichir notre diversité ethnique, culturelle et religieuse afin de créer des ensembles de communautés toutes différentes les unes des autres mais en même temps toutes désireuses de faire leur marque dans un pays aux mille opportunités.

Ce que la jeune génération dont Trudeau est l'un des leaders emblématiques a compris, c'est que pour réussir à améliorer le sort de notre société, la collaboration, la coopération a de bien meilleures chances de succès que si chacun oppose ses propres besoins à ceux de ses semblables. L'application des nouvelles technologies au cadre économique nous permet d'entrevoir une façon différente de vivre pleinement sans posséder pour soi uniquement les biens qu'on utilise. Ainsi Uber, Airbnb et autres permettront aux générations futures de travailler moins et d'utiliser moins de ressources tout en profitant de leur accès en tout temps, ce qui est tout à fait dans l'axe de développement durable et d'économie collaborative. Mais en même temps qu'on nous promet la décriminalisation de la marijuanna, le gouvernement provincial vient de voter une loi qui défend de fumer une cigarette dans les parcs ou dans une voiture où de jeunes enfants sont passagers. Voyez-vous une certaine contradiction entre deux ordres de gouvernements et ce, dans un même pays?

D'où mon analogie de la courtepointe : pas étonnant dans un pays aussi vaste que chacun pense qu'il a LA solution mais cela dépend pour qui!

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18 juin 2016 - Retour sur le congrès de la fédération canadienne des municipalités

C'était ma première visite dans la capitale du Manitoba. « À Winnipeg, les nuits sont longues » chantait Pierre Lalonde à la fin des années 60, c'est la première image que j'avais en tête de même que la « Rue Deschambault » de Gabrielle Roy à St-Boniface et le monument au Métis, Louis Riel d ont le corps fut rapatrié pour reposer en sol manitobain. Mais il y a beaucoup plus à voir et à comprendre de cet endroit considéré comme le centre du Canada. Le chemin de fer occupe une place stratégique dans le développement de cette capitale et la gare du CN vaut à elle seule une visite car elle est calquée sur celle de New-York avec du marbre, une coupole et tout le tralala. Winnipeg au début du 20e siècle avait l'ambition de devenir la Chicago du nord et c'est pourquoi le quartier « Exchange District » recèle de magnifiques exemples d'immeubles patrimoniaux de 6 à 10 étages très bien conservés. Son centre-ville est en pleine transformation : sa bibliothèque centrale a été agrandie pendant l'année du millénaire et une impressionnante verrière d'au moins 60 pieds donne un aspect grandiose à l'édifice et à l'extérieur, une place publique est couronnée par une sculpture ludique accessible à tous.

Ce qui m'a impressionné le plus, c'est l'effort mis pour favoriser les déplacements actifs, cyclistes et piétons sont choyés; depuis 2008, 80 millions ont été investis dans ces infrastructures et ça paraît. Par exemple, le piéton qui arrive à une intersection n'a pas à attendre le changement de feux de circulation et il n'a pas à actionner un bouton-poussoir; cela se fait automatiquement et favorise bien sûr les transports actifs surtout pour les personnes malvoyantes car les feux sonores sont différents si la rue est en direction nord-sud ou est-ouest : vous avez droit à un sifflement dans un cas et à un coucou dans l'autre. C'est très ingénieux. De même, lorsque la piste cyclable et le trottoir sont côte-à-côte, les gens qui utilisent une canne blanche peuvent savoir s'ils sont dans la bonne voie car des marques au sol (horizontales pour le piéton et verticales pour le cycliste) délimitent les déplacements. Plus encore, les malvoyants ont la possibilité de se rendre à l'arrêt de bus en suivant le marquage et même on a poussé le service jusqu'à déterminer l'emplacement où la porte du bus s'ouvrira exactement à l'endroit voulu par un marquage surélevé.

Parlant de bus, le coût pour un adulte n'est que 2.60$ par passage et la fréquence est d'environ aux 20 minutes et vous pouvez vous rendre directement à l'aéroport par ce moyen. La ville de Winnipeg s'est inspirée largement de l'expérience de Gatineau pour son système de voies réservées ainsi qu'un corridor spécifique tel notre Rapibus pour son transport en commun même si Winnipeg compte 900000 habitants incluant ses multiples banlieues. Leurs abribus comportent des portes qu'on peut ouvrir en été mais fermer en hiver et pour éviter que la neige ne s'y introduise, il y a même des systèmes flexibles au bas de ces portes. J'ai noté également que plusieurs autochtones sont très visibles dans le centre-ville et semblent appauvris; on les voit assis sur un banc avec un sac à dos et des vêtements hors saison. C'est le lot de tous les grands centres urbains.

Le musée des droits de la personne est le seul musée national à l'extérieur de la capitale fédérale et il est situé à l'intersection des rivières Rouge et Assiniboine communément appelée « The Forks ». On retrouve également un marché public intérieur ainsi qu'un édifice où le commerce de destination, galeries d'art, vente de vélos ou articles souvenir tel qu'un sirop de bouleau qui est une spécialité du Manitoba. J'ai également remarqué un style d'urbanisme qui mériterait, selon moi, d'être plus courant chez nous au Québec. Dans ces quartiers, il y a une collectrice qui gère le transport automobile, les camions lourds et autobus alors que les rue locales ne servent qu'à la circulation locale et sont à sens unique avec possibilité de stationner d'un seul côté de la rue. De plus, les maisons sont rapprochées de l'emprise publique mais il n'y a pas d'entrée charretière. Pour accéder à son stationnement, il y a une ruelle étroite à l'arrière des maisons. Des arbres sont plantés de part et d'autre des rues locales ce qui fait une canopée qui couvre complètement la route.

Pour ceux qui s'intéressent aux infrastructures présentes au cœur du centre-ville de Winnipeg, mentionnons le MTS Center où le club de hockey, les Jets, évolue, un centre des congrès, un cœur administratif, la législature du Manitoba et l'hôtel de ville de Winnipeg y sont présents, des musées, salles de spectacles, théâtres et cinémas et bien sûr, plusieurs centre d'achats ainsi que plusieurs hôtels. Un des attraits de Winnipeg est certainement l'arrondissement de St-Boniface qui fait vivre la culture francophone et métis du lieu.

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17 mai 2016 - Le théâtre se réinvente à chaque représentation!

Les conventions liées au théâtre jusqu'au XXe siècle exigeaient une unité de temps, de lieu et une trame dramatique linéaire afin de préparer le spectateur à comprendre qu'il assistait à une représentation d'une tranche de vie d'un ou plusieurs protagonistes figée dans un décor. C'était un peu comme du direct à la télévision avant que cette technologie existe mais en temps réel sauf qu'à chaque fois, il s'agissait d'une performance unique impossible à reproduire de façon identique avant la création des média.

Alors, qu'en est-il en 2016 lorsqu'on choisit d'aller assister à une pièce de théâtre? À quoi peut-on s'attendre? Qu'est-ce qui fait que le spectateur est comblé? Peu importe la forme que prend la pièce, l'essentiel restera toujours une bonne histoire à raconter par des comédiens de talent dans une mise en scène stimulante et engageante.

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1 avril 2016 - Les primaires américaines 2016 : un casse-tête!

Le Canada étant voisin des États-Unis, nous avons toujours beaucoup à perdre ou à gagner lors des élections présidentielles. On l'a vu au cours des dernières semaines, Barak Obama a organisé un dîner en l'honneur de Justin Trudeau parce que ces deux hommes d'état s'entendent à merveille mais Obama est à la fin d'un cycle de deux mandats à la présidence et il cèdera sa place en janvier 2017 car la Constitution américaine en restreint la durée.

Force est de constater que le peuple canadien a beaucoup plus d'atomes crochus avec le parti démocrate qu'avec le parti républicain, du moins de façon générale si on exclut l'ère Reagan et celle de Brian Mulroney au Canada. La course à la présidence des États-Unis revêt un intérêt sensible pour les Canadiens. On n'a qu'à penser au refus d'Obama de permettre à l'industrie pétrolière canadienne de faire passer son pipeline afin de rejoindre les raffineries du sud des USA qui a eu un impact négatif pour l'économie de l'Alberta. Le bois d'œuvre est un autre dossier à être renégocié dans les prochains mois.

Les primaires américains ressemblent au système de course à la chefferie des partis politiques canadiens sauf qu'aux États-Unis il n'y a que deux partis qui s'affrontent : le parti démocrate et le parti républicain. La course au leadership doit avoir lieu dans chacun des cinquante états et pour chaque parti dans l'année précédant l'élection à la présidence des États-Unis. Le processus ressemble à un entonnoir à mesure que l'on avance dans le temps.

Alors qu'ils étaient plus d'une quinzaine au début de la course, il en reste à peine trois qui prétendent pouvoir emporter l'investiture du parti républicain au terme de l'exercice : Donald Trump, Ted Cruz et John Kasich restent encore sur les rangs. Même si la candidature de Donald Trump n'était pas prise au sérieux au début de la course et que l'establishment avait misé sur Marco Rubio pour obtenir l'investiture, il semble que rien ne se passe comme prévu. Trump, surnommé le bouffon par ses détracteurs, vogue vers un couronnement à l'investiture républicaine surfant sur le mécontentement populaire de l'Amérique profonde.

Du côté démocrate, on croyait au début qu'Hilary Clinton obtiendrait facilement son ticket pour les présidentielles alors que Bernie Saunders, un universitaire de 74 ans, très populaire auprès des jeunes et de la gauche socialiste, joue les trouble-fête. La différence entre les deux candidats se joue principalement avec l'appui des super délégués où Madame Clinton a nettement la faveur de ceux-ci car beaucoup moins menaçante pour l'establishment démocrate que Bernie Saunders.

L'issue du vote de l'investiture républicaine est loin de faire l'unanimité; il y a fort à parier que le ras-le-bol des électeurs qui se traduit par leur support à Donald Trump, un politicien qui n'a pas la langue de bois et qui oppose une partie de la population blanche américaine aux gens de couleur et aux immigrants va continuer de s'exprimer de façon violente à mesure que les chances de Trump d'accéder à l'investiture républicaine se rapprochent. D'autre part, l'establisment du parti ne se laissera pas faire. J'espère qu'il n'est pas trop tard pour que le peuple américain retrouve la raison.

Pour ma part, je crois qu'Hilary Clinton est la personne toute désignée pour devenir présidente des États-Unis car elle est issue d'un parti rassembleur et elle-même est très modérée, ce qui aura comme conséquence de refroidir les esprits échauffés par le long processus des primaires et unira le peuple américain par sa façon de gouverner. Ce serait également une première qu'une femme mène la destinée du peuple américain immédiatement après qu'un premier noir ait occupé la plus haute fonction à titre de président.

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11 Février 2016 - Le redéveloppement des plaines Le Breton : comparaison des deux projets. Qui l'emportera?

C'est une guerre de titans que se livrent les deux groupes pour obtenir la faveur de la population suite à un long processus de qualification ainsi que la présentation faite au public il y a quelques semaines suite à l'appel de proposition faite par la Commission de la Capitale Nationale . Voyons ensemble les similarités et les différences entre les deux propositions.

Devcore s'est associé à de grandes pointures tels Paul Desmarais et Guy Laliberté de même qu'avec le groupe Canderel alors qu'Illumination le Breton a comme partenaire les Senators Sports Entertainment, Trinity Développements, Tomlinson, Windmill et Brigil.

Les deux propositions mettent l'accent sur le transport léger par rail ainsi que sur le transport actif, marche et vélo afin de se déplacer à l'intérieur du site. Les places publiques pourront accueillir différents types d'activités ou rassemblements afin d'animer en toute saison le cœur de la capitale.

Devcore semble mieux outillé pour utiliser l'espace public avec sa promenade Canadensis qui relie les différents points d'intérêt entre eux pour en faire une destination de choix pour les visiteurs et les résidants des quartiers limitrophes : aquarium, musée de l'auto, centre canadien de la communication et surtout le centre de sports et de spectacle. La plupart de ces lieux commerciaux sont rehaussés par un aménagement urbain public soigné apte à valoriser le rôle identitaire de la capitale du Canada. Son talon d'Achille est qu'il n'a pas d'opérateur pour son centre de sports et spectacle puisque le club des Sénateurs fait partie du groupe Illumination le Breton.

Pour que les plaines Le Breton redeviennent un milieu de vie, il faudra construire plusieurs milliers de logements. C'est là où les deux propositions diffèrent l'une de l'autre alors que Devcore propose deux mille logements, l'autre envisage construire plus de quatre mille logements. Or, pour que ce lieu devienne incontournable pour célébrer notre identité canadienne, il faut avant tout que les résidants se l'approprient et il est essentiel que l'endroit ne soit pas désert en dehors des événements spéciaux programmés.

En terminant, j'aimerais souligner des points qui m'ont fait sourire dans l'une ou l'autre des propositions : la piscine incorporée à même la rivière des Outaouais dans la baie Nepean dans le projet Devcore. Par ailleurs, j'ai beaucoup apprécié qu'on ramène l'aqueduc à ciel ouvert dans le quartier Asticou de même que des hologrammes sur l'eau de la rivière au Carré le Breton qui m'a rappelé le spectacle " Agwata " projeté l'été dernier au ruisseau de la Brasserie. Preuve que nous aussi pouvons faire preuve de créativité!

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1 Janvier 2016 - Les changements climatiques : une lueur d'espoir?

En octobre dernier, 150 chefs d'état réunis à Paris pour la 21 e conférence sur le climat ont paraphé une entente pour limiter à 1,5 degré la hausse de température du globe. Depuis l'accord de Kyoto dans les années 90, jamais n'avions-nous vu une telle ferveur des leaders internationaux sur cette question. Plusieurs facteurs de réussite nous permettent de croire que cette fois-ci sera la bonne. Tout d'abord, la vague de scepticisme qui entourait les changements climatiques dans les années 90 est maintenant chose du passé. Tous les scientifiques s'accordent sur le fait que l'homme est responsable de ces bouleversements dûs à l'industrialisation et à l'amélioration du niveau de vie des pays riches. Or, les effets néfastes des changements climatiques affectent principalement les pays pauvres qui n'ont pas contribué à cet état de fait. La nouveauté lors du forum de Paris est d'accepter de compenser les pays pauvres pour les dommages subis par leur population avec la création d'un fonds dédié à cet effet.

Cependant tout est à faire. Par exemple, chez nous, au Canada, le nouveau gouvernement Trudeau doit s'asseoir avec les provinces d'ici quelques semaines afin de déterminer des cibles réalistes de réduction de gaz à effet de serre. Le Québec avec la création d'une bourse du carbone et l'utilisation de l'hydro-électricité montre la voie à suivre. L'Alberta, vu la baisse du prix du pétrole, devra se tourner vers des ressources moins polluantes d'énergie afin de contribuer à la réduction des GES. Cependant, cela risque d'avoir un effet sur notre économie plombant notre dollar pour quelques années à venir.

Au cours du mois de décembre, une quarantaine de villes chinoises ont connu des alertes au plan de la pollution atmosphérique. Cela n'est guère surprenant car le charbon est toujours la source d'énergie la plus utilisée car elle est bon marché. Mais depuis que l'économie a permis à plusieurs chinois de rejoindre la classe moyenne, ceux-ci veulent consommer à tout prix afin de démontrer leur statut social ce qui engendre la fabrication de produits et l'augmentation des GES. La Chine semble déterminée à s'attaquer au problème car le mécontentement de sa population va la forcer à agir.

En décembre 2015, le nord de l'Angleterre a subi des inondations record à cause de pluie abondante alors que Rome a vécu un épisode de smog qui a forcé les autorités à promouvoir les transports en commun comme moyen de déplacement. Aux États-Unis, une série de tornades ont dévasté le Middle West et fait plus de quarante victimes. Normalement, la saison des tornades débute beaucoup plus tard. Ces faits divers démontrent, hors de tout doute, les effets de l'activité humaine sur le climat.

La bonne volonté démontrée par les chefs d'état de 150 pays à Paris est, certes, de bon augure pour la suite du sommet mais le vrai test sera de voir si tous les signataires des pays " développés " mettront les cent milliards du fonds dédié sur la table pour passer de la parole aux actes . Quant à moi, nous devons faire l'impossible pour juguler cette problématique car nous n'avons pas une planète de rechange au cas où nous échouons. Nous avons le devoir de réussir tous ensemble ou alors ce sera l'extinction de l'humanité. Pourquoi me direz-vous? Parce que l'essence de l'être humain est la conscience de soi tout comme la conscience de faire partie d'un tout; si celui-ci devient un loup pour son semblable, il ne fait que lutter pour sa survie et perd de facto la qualité qui fait sa grandeur.

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