L'autre jour, je participais à une rencontre où nous avons tenté de cerner ce qu'il y a de plus important pour maintenir l'harmonie
intergénérationnelle dans un contexte où la pyramide des âges tend à s'inverser. Alors que l'être humain jusqu'à une période très
récente mourait assez jeune à cause des maladies infectieuses, des conditions de santé ou de travail très précaires, on peut espérer vivre
jusqu'à un âge assez avancé au XXI ième siècle. Quelles sont les conséquences d'un tel changement de situation?
Il va falloir prendre acte de cette transformation de notre société et y faire face honnêtement pour que chacun et chacune trouve sa place et contribue à
l'épanouissement de tous. Alors que nous avons une image stéréotypée de ce qui constitue la vieillesse, un être faible, « en perte d'autonomie »,
qui devient gâteux, incapable d'apprendre… Dans une publicité d'une marque de voiture, on avait bien résumé le sentiment des jeunes envers les aînés
par un « Tasse-toi mon oncle! » bien senti.
Pour l'instant, le gouvernement tente de nous convaincre qu'il vaut mieux vieillir chez soi et en même temps, une commission parlementaire s'est penchée
sur la manière de mourir dans la dignité où il a été question de suicide assisté et de soins palliatifs. Au même moment où la cohorte des baby boomers
prend une retraite bien méritée et va dépenser en produits de consommation divers une partie de ses avoirs pour faire rouler l'économie. Cependant,
nous allons devoir former très rapidement de nombreux travailleurs pour prendre leur place et contribuer au paiement de leur rente. Le gouvernement
fédéral, dans son dernier budget a fait l'annonce du report de l'âge de la retraite à 67 ans qui entrera en vigueur en 2027, question de ne pas heurter
de front les électeurs potentiels dès maintenant.
Le Protecteur du Citoyen dans un rapport récent à partir des plaintes logées aux centres de santé et services sociaux québécois a constaté que la
politique des soins de santé des services à domicile varie grandement d'une région à l'autre bien que tous se réclament de la loi provinciale.
Essentiellement, on y dénote à la page 8 :
Au cours de la dernière semaine, j'ai participé à deux rencontres liées à la journée de la femme. Le 7 mars, une cinquantaine de femmes étaient présentes pour visionner le documentaire
" Attention, Féministes! " en compagnie de la réalisatrice, Rozen Potin. Celui-ci sera présenté à Canal Vie, demain, à 20h. Ce film trace un portrait réaliste de l'évolution du
féminisme tel qu'il est perçu par des jeunes femmes impliquées dans ce domaine d'études aujourd'hui et pourquoi ce sujet est toujours d'actualité.
En fait, à travers différentes activités, une slammeuse qui déclame sa féminitude dans un café, un groupe qui participe à une marche de solidarité, une discussion intergénérationnelle
entre une grand-mère, sa fille et sa petite-fille sur le thème du droit des femmes, ces tranches de vie démontrent le chemin accompli jusqu'à présent mais aussi la fragilité des acquis
surtout avec le conservatisme ambiant à la Harper ou encore par la diversité culturelle des immigrants qui choisissent de venir s'établir chez nous sans avoir la moindre idée de la
position de la femme dans notre société.
Ces menaces sont bien réelles si les femmes veulent maintenir la liberté dont elles jouissent au travail mais aussi dans la vie de couple aussi bien que dans la façon de disposer de leur corps.
Il y a aussi beaucoup d'espoir en l'avenir lorsqu'on voit le discours d'un jeune père qui pense tout haut à la signification de prendre soin de sa fille à temps plein à la maison ou encore du
choix de rompre avec certains de ses amis qui font des blagues sexistes lors d'un voyage de pêche entre hommes…
La discussion avec la réalisatrice a permis aux personnes présentes de mieux saisir les enjeux présents et futurs de la place des femmes dans notre société.
Le 8 mars, j'ai assisté avec ma collègue, Patsy Bouthillette, à une conférence d'une chercheure de l'université d'Ottawa, Martine Lagacé, portant sur la perception des média sur le
sujet du vieillissement de la population. Comme c'est l'Association des Retraités de l'Enseignement du Québec qui commanditait l'événement et que les statistiques démontrent qu'après
65 ans, les femmes occupent une position fortement majoritaire pour l'espérance de vie, nous avons appris que l'âgisme (discrimination en fonction de l'âge) est omniprésent et que
cette attitude négative des média se reflète ensuite dans la population en général mais aussi auprès des personnes aînées.
La recension des articles de journaux entre 2000 et 2010 démontre que la vieillesse n'est pas un sujet accrocheur. Aucun article n'a fait la "une" du journal et lorsqu'on en parle,
c'est pour décrier le coût des pensions que le gouvernement verse aux retraités. Quant à la perception que les journalistes ont des vieux, c'est avant tout selon eux, des gens égoïstes,
des baby boomers difficiles à contenter, râleurs, monopolisant les ressources de l'état pour pallier à leur perte d'autonomie et à leur santé fragile. Exceptionnellement, cependant, on
leur accorde une certaine sagesse et un certain pouvoir d'achat comme consommateurs de biens et services.
Or, comment ces perceptions influencent-elles particulièrement les femmes aînées? À la télévision, celles-ci sont pratiquement invisibles. Rappelons que Bernard Derome a présenté
le téléjournal à Radio-Canada pendant trente ans mais que Madeleine Poulin, présentatrice au même canal, s'est fait montrer la porte par ses patrons parce qu'elle dépassait à peine quarante ans!
Voilà le double stigmate auquel cette femme a été confrontée démontrant deux poids, deux mesures dans le milieu télévisuel.
Parce que les femmes vivent plus longtemps, leur probabilité de s'appauvrir augmente à mesure que le temps passe de même que la possibilité que leur état de santé se détériore et qu'elles se
retrouvent en centre hospitalier de soins de longue durée. Quelle attitude ces femmes en perte d'autonomie ont-elles vis-à-vis le personnel soignant?
À cause de la pénurie de personnel, les personnes aînées doivent souvent patienter plusieurs minutes, voire plusieurs heures avant qu'un préposé réponde au besoin exprimé. Lorsqu'en plus,
on interpelle l'aînée par un " ma petite madame " qui infantilise la personne et démontre sans conteste sa dépendance envers celui ou celle qui en prend soin, il n'est pas surprenant que
l'aînée vulnérable ne se rebiffe pas craignant d'être laissée à elle-même si elle n'est pas assez gentille.
Vraiment, nous avons beaucoup de pain sur la planche pour améliorer la situation des femmes, particulièrement celles qui sont en perte d'autonomie et qui doivent compter sur le service public
pour recevoir des soins adéquats. Il faudra mieux former le personnel soignant en CHSLD afin d'assurer la dignité des malades comme personnes à part entière et expliquer les conséquences nocives
de l'âgisme auprès de leur clientèle.
Pour en savoir plus, Je suis feministe
Écrire vos commentaires à Denise la journée de la femme

29 février 2012 - Destination Gatineau : à la rencontre des civilisations!
Ce n'est pas un hasard si le dévoilement de Destination Gatineau s'est déroulé au musée canadien des civilisations un 29 février, année bisextile. Rappelons que
ce projet faisait partie du programme électoral du maire Bureau en 2009 et que le dévoilement de l'étude de faisabilité positionne avantageusement Gatineau comme
vitrine par excellence de ce que notre culture peut offrir au monde lors de la célébration du cent-cinquantième anniversaire de notre pays en 2017.
Qu'est-ce que Destination Gatineau? C'est tout d'abord une promenade de six kilomètres qui sera agrémentée au fil des déplacements sur les terrains bordant la
rivière des Outaouais de différentes ambiances soit intimes, soit festives, soit grandioses au contact de différentes civilisations.
À l'ouest, l'aménagement de la chute des Chaudières nous transporte dans le monde des technologies où le nouveau musée des sciences et technologies sera le miroir
des réalisations et innovations québécoises et canadiennes au fil des siècles jusqu'à présent. Cependant, la nature omniprésente et la rivière des Outaouais vont
accompagner les visiteurs dans leurs déambulations animées par des jardins jusqu'à leur arrivée au musée des civilisations.
La promenade se continue jusqu'à l'espace réservé aux ambassades qui présente des jardins novateurs de même que de l'animation culturelle différente à chaque semaine.
À la hauteur du pont Alexandra, une œuvre de grande dimension, visible de jour comme de nuit, accueillera les visiteurs dans un lieu de rassemblement qui pourra varier
selon les circonstances mais qui sera animé par des fontaines en dehors des moments où des manifestations culturelles auront cours.
Dans la section nord du parc Jacques-Cartier, un nouvel arrêt permettra d'entreprendre une visite des terrains avoisinants à partir d'une passerelle surélevée pour faire
l'expérience du milieu naturel d'un autre point de vue. Cette promenade nous conduit à l'intersection du secteur Fournier et de la rue Bériault où l'on prévoit un centre
d'interprétation de la culture algonquine avec des démonstrations de leur présence de cinq mille ans à cet endroit et l'occupation de ces terres par les amérindiens et la
civilisation qui en a découlé.
Cette portion de la promenade revêt un caractère plus spirituel et l'expérience recherchée par les visiteurs est la communion avec la nature. Encore plus au nord,
il sera possible de faire le lien avec l'embouchure de la rivière Gatineau par les aménagements prévus le long de la rue Jacques-Cartier en traversant le pont Lady-Aberdeen
ou encore en bifurquant à gauche dans le parc du Lac-Leamy.
Bien que la totalité des terrains sur lesquels des aménagements seront faits appartiennent à la Commission de la Capitale Nationale, il n'y a aucun doute que cette promenade
animée d'une longueur de six kilomètres aura un impact extraordinaire pour le redéveloppement de la rue Laurier de même que la requalification des terrains du secteur Fournier.
Si l'on ajoute les retombées touristiques à venir au plan des nuitées, de la restauration et du magasinage, Destination Gatineau deviendra l'emblème de la qualité de vie dans
la région de la capitale nationale et développera un sentiment de fierté et d'appartenance à notre nouvelle ville par notre façon de marier nature et culture en un même lieu.
Pour en savoir plus, Destination Gatineau
Écrire vos commentaires à Denise sur Destination Gatineau

15 janvier 2012 -- Non à la fermeture d'une portion de la rue Gamelin!
Peut-être avez-vous entendu parler d'un groupe de citoyens opposés à la fermeture d'une section de la rue Gamelin (500 mètres) entre la promenade de la
Gatineau et la rue Des Fées qui aurait comme conséquence d'empêcher les gens du secteur Val-Tétreau d'avoir accès à partir de la Promenade de la
Gatineau à l'hôpital, au Foyer du Bonheur de même qu'au centre d'achats sur le boulevard Cité-des-Jeunes et au CÉGEP et à la Cabane en bois rond.
Cette fermeture est absolument inacceptable car elle prend en otage un quartier populeux pour assurer la quiétude d'un très petit nombre de
résidants du secteur de la rue Des Fées qui se plaignent de l'envahissement des automobiles dans leur petit coin de paradis. Ils brandissent
un bail emphytéotique signé entre la Commission de la Capitale Nationale et l'ex-ville de Hull en 1983 comme justification alors que le
développement immobilier dans le secteur ouest de la ville bat tous les records depuis la fusion.
Même si l'ouverture du boulevard Des Allumettières a amélioré quelque peu les liens est-ouest, il n'en reste pas moins que si la construction
domiciliaire se poursuit au même rythme dans les années à venir, ce boulevard va devenir nettement insuffisant pour assurer la fluidité de la
circulation vers le cœur du centre-ville. D'où la nécessité de maintenir des routes alternatives telles que la promenade de la Gatineau et sa
sortie sur Gamelin afin d'éviter les bouchons de circulation surtout aux heures de pointe.
Le tronçon de Gamelin doit demeurer ouvert parce que des études démontrent hors de tout doute que cette voie de circulation existait bien avant
la mise en place de la Commission de la Capitale Nationale au moment où la ferme Benedict utilisait cette route (la promenade de la Gatineau)
puis, la rue Gamelin pour rejoindre la ferme Columbia sur le boulevard St-Joseph au XIXe siècle.
Il serait ironique que la CCN veuille " renaturaliser " ce bout de chemin pour éviter la fragmentation des différentes entrées du parc de la
Gatineau alors que nos ancêtres ont laborieusement défriché ce secteur afin de le rendre accessible au plus grand nombre et que tout dernièrement,
la CCN permettait une nouvelle brèche dans le parc avec la poursuite de l'autoroute 5 nord à Chelsea.
Selon moi, la CCN a mieux à faire si elle veut rendre service à la région de la capitale nationale : au premier chef, s'occuper d'améliorer
le transport inter-rives, le transport en commun comme le transport des camions lourds. Après quoi, on pourra reparler de la pertinence ou
non de fermer Gamelin.
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